07.11.2007

Version 2.0

Voilà, je suis de retour sur mon blog. Pas forcément pour longtemps, je ne sais pas. Il faudra que j'y réflechisse. Pas loin de deux ans sans y venir, mais peu, pas ou prou de regrets. Juste des regrets d'éprouver un peu de honte à relire ce que j'ai pu y mettre à certains endroits. D'avoir changé, d'avoir mûri et de considérer ce blabla comme étant profondément ridicule par moments (les chansons en anglais, les titres fracassants, les messages enflammés).

Je me suis demandé si je devais revenir en anglais, écrire tout en anglais. Déjà pour me bouger un peu, parce que ca ne ferait pas de mal. Et aussi parce que ca aurait permis de passer d'autres choses, passer à un autre mode d'expression, d'écrire différemment. Alors, après réflexion, non, finalement, je reste au français.

Voici le blog homohominicanis version 2.0. Avec mon courage habituel, je sens que ca ne va durer que le temps d'un feu de paille et qu'il va falloir attendre trois ans pour une version 3.0 dans laquelle je me dirais: "Mais qu'est ce que j'étais con, c'est à peine croyable". Et je recommencerai mon blabla, à dire ce que je pense, à tendre de plus en plus vers ce que je suis, une bluette qui se donne des allures d'indifférent. Qui pense qu'il peut vieillir seul, sans personne, tête dans son travail, qui joue à l'aigri, qui croit s'en foutre.

Aujourd'hui, j'ai envoyé un mail à Jay (chanteur folk new-yorkais que je conseille à tout le monde), celui qui accompagne mon chemin tous les matins, tous les soirs, entre ça, mes insomnies, mes nuits. Je me demandais si je lui donnerais le lien vers mon blog. Il ne répondra probablement jamais à mon message, mais je me demandais s'il aurait été convenable de lui donner, qu'il voie ma tronche de lardon fumé, mes trucs marrants repiqués sur des sites parce que ma créativité limitée m'empêche d'avoir des idées par moi-même. Qu'il voie ce que j'écoute, ce que j'aime. C'est très con, mais ca doit être encore mon côté groupie nymphomane qui doit ressortir. Moi les chanteurs, ca m'excite, désolé. Enfin, autant le dire, Jay exciterait même Philippe Séguin s'il était gay.

Du coup, je suis revenu sur ce blog, j'ai relu des choses, j'ai éprouvé des grands moments de honte en me disant... "non, je n'ai pas marqué ca. Je n'ai pas donné des pseudos aussi ridicules aux gens que je connais..." Et si. Donc pour finir, je me suis dit que je ne pouvais pas laisser cela comme ca, une friche grotesque en plein milieu d'Internet, avec du vrai certes, mais aussi beaucoup de faux. Beaucoup de fixettes sur des choses qui désormais sont enterrées, des ex qui sont devenus des amis, des vrais, et des amis qui sont devenus du néant. Et c'est très bien comme ca.

Pour les prises de position sur le couple, les relations, l'altérité, je me suis encore assez fidèle. Je me soutiens encore moralement. Pour le reste, c'est du futile. Alors je ne sais pas si je vais raconter ce qu'il s'est passé durant ce temps où j'ai été absent, ce par quoi je vais commencer (si je commence). Foncièrement, rien n'a particulièrement bougé. Je relis ce que je viens de marquer et je trouve ça assez affligeant.

Non pas que j'aie des remords, j'ai changé sans révolution. Les choses autour ont peu évolué. Les gens bougent, les gens se perdent, les relations aussi. J'ai repris un temps avec Gwen, on n'a pas duré. Il s'éloignait, je courais après, rien de très sain. J'en ai eu assez de ses hauts et ses bas perpétuels, je n'ai plus eu la force de l'aider à remonter. J'ai tenté. Il ne m'a pas laissé l'aider. Récemment, je lui ai reparlé. J'ai eu l'impression de l'avoir abandonné. En fait, je ne sais pas si c'est moi qui ai coupé les ponts ou si c'est lui qui a fait en sorte que nous les coupions. J'aurais aimé l'aider, mais il ne laisse pas approcher. Cela dit, il sait que je suis là. Après, qu'il appelle ou pas est une autre affaire.

Sinon des choses insignifiantes, des relations insignifiantes. Peu, et insignifiantes. Juste une récemment pour un type parti à Strasbourg. On a tenté pensant que ca ne durerait pas, qu'on ne s'attacherait pas. Dans le contrat de départ, je savais déjà qu'il partait à la fin du mois. Il est parti. C'était agréable de se rendre compte qu'il n'aurait fallu plus qu'un coup de pouce pour tomber dedans. Qu'un peu de temps aurait surement été bon. Que finalement, je pouvais, malgré mes dénégations, mes a priori sur mon coeur de pierre, que j'aurais pu tomber dedans.

Reste que pour le moment, j'avance d'une version à une autre. Plus qu'une version 2.0, c'est peut être un passage à une 1.1.

18.09.2006

+1

C'est ironique la vie.

Je sais, j'aime les come backs fracassants avec des phrases toutes pourrites du genre "c'est ironique la vie", on dirait Sheila. En moins lifté bien sûr. Ca fait tellement longtemps que je ne suis pas revenu sur ce blog, je pense que beaucoup espéraient que je revienne avec LA phrase philosophique mûrement réfléchie, LA phrase qui change le cours d'une existence, LA phrase qui fait que Dieu vient vous parler dans un halo de lumière. Qui fait que vous tombez à genoux, les yeux grand ouverts vers le ciel, les paumes orientées vers les nuages, et qu'à ce moment là, vous comprenez le sens de la vie. Et ben non :). En tout ce temps d'absence, je n'ai mûri qu'une pauvre phrase pourrite et j'en suis assez fier. L'important de tout de façon, est de ne pas en attendre trop.

L'expérience vous apprend que l'intérêt engendre l'attente qui engendre la déception. Si bien que la clé pour éviter la déception est d'éviter l'intérêt. A = B = C = A ... Enfin peu importe. Donc ne pas en attendre trop, en résumé. Je dis ça pour les trois personnes qui s'évertuent à venir visiter mon blog depuis des mois alors qu'il est vide. J'apprécie l'intention, mais n'en attendez pas trop de moi.

Donc oui, il y a quelques jours, je pensais revenir sur ce blog en marquant que j'avais définitivement fait une croix sur le fait d'être jamais un couple. En faisant tout une diatribe longue comme le bras sur le fait que les hommes ne servent à rien. Sur le fait qu'on nous a toujours appris qu'il fallait absolument être deux pour être heureux. A me demander si les hommes étaient strictement nécessaires.

Donc oui, finalement j'avais pas mal réflechi à ça. Au fait que depuis tout petit, on nous apprend que deux c'est mieux. Et qu'il n'y a pas d'autre façon de vivre qu'à deux. Que c'est la honte de finir vieux garçon ou vieille fille. Non mais de quel droit on se permet d'être péjoratif à ce point? Vieux garçon. Vieille fille. Rien que le son rappelle un crachat dans la figure. Et je me disais que justement je finirais vieux garçon et fier de l'être. Plutôt seul que mal accompagné. C'est d'ailleurs une chose que je n'exclus pas à l'avenir. Et honnêtement, je n'y verrais aucun inconvénient, voire même pas mal d'avantages. Bon, le seul inconvénient visible est un non-salaire en plus. (ou un plus-salaire en moins, c'est comme on le sent). 

Et si tout ça c'était donc de la connerie? Justement: vous faites quoi quand vous vous plaisez tout seul, sans personne, que vous êtes juste bien et que vous n'en attendez pas plus ? Parce que j'ai eu une phase de je-m'en-foutisme sentimental assez phénoménale (phase qui perdure par ailleurs et qui va perdurer encore longtemps je pense). Une phase où je me trouvais bien comme ça, je ne demandais rien, et surtout pas un +1. NB: Je ne demande toujours pas de +1. C'est juste que je viens d'en avoir un qui m'est tombé dessus. J'ai voulu l'éviter, mais bon, c'est comme les sangliers, ça serait trop dommage de le laisser perdre une fois qu'il a flingué votre voiture. Alors vous le mettez quand même dans votre coffre. C'est pas très légal mais ca évite de se casser la tête à établir un menu pour Noël.

Bref, donc oui. Je comprends pour un homme et une femme qu'on trouve normal qu'ils fassent leur vie ensemble. Justement ils se complètent, ils ont des points de vue différents, ils ressentent les choses différemment, ils vivent différemment. Pour commencer, ils ne sont pas faits pareil. Ce qui fait que finalement, effectivement, à deux ils sont "complets". Mais dans mon cas, qu'est ce qu'un gars pourrait m'apporter et m'apprendre que je ne pourrais savoir ou apprendre par moi-même? Quelqu'un qui pense comme moi, ressent sûrement les choses comme moi, c'est un doublon, pas un complément. Non?

Donc justement, les doublons, c'est superflu. Ok, c'est officiel, je viens de me mettre tous les jumeaux de France à dos. Non, mais bon, pourquoi m'embarrasser avec quelqu'un qui ne m'apporte rien que je ne serais capable d'appréhender par moi-même ? (Ca n'est pas pour autant que je vais sortir avec une fille, je précise). Dans le cas des homos, est ce que les relations sont vraiment nécessaires? Et bien ces quelques mois d'éloignement m'ont conforté dans mon idée. NON. Les hommes ne sont pas strictement nécessaires, et les relations non plus. Je dis ça, mais dans le cas des hétéros, je ne suis pas entièrement convaincu que finir en solitaire soit une mauvaise chose. (hein Am :). Quoiqu'il arrive, je ne pourrais pas avoir d'enfant avec un autre gars. Si si, je vous assure, même dans l'anus. Je sais, c'est dur à entendre, mais l'anus n'est pas un organe reproducteur. (Je sais, on a déjà essayé de me faire croire ça. Les hommes feraient n'importe quoi, vraiment...). Enfin, moi je m'en fous, personne, je dis bien PERSONNE, ne rentre dans mon anus. (Je pense que là vous êtes contents de le savoir).

Donc j'ai été bien, vraiment bien. Pas de boulot, pas de mec, pas d'argent et bien RA-NA-FOUTE. Justement TANT MI-EUX. On m'a appris que la normalité, c'est un homme plus une femme. Moi ma normalité, ça a déjà commencé par être un homme plus un homme. Maintenant c'est même un homme tout court. Et loin de moi l'idée d'être aigri des relations, je prends juste ce qu'il y a à prendre, s'il y a à prendre d'ailleurs. Le reste je m'en fous. J'excelle dans le je-m'en-foutisme. Je n'ai besoin de personne parce que je suis complet par moi-même, ou du moins, je me sens complet par moi-même.

Et ça n'est pas une histoire de haute estime de soi-même (justement c'est plutôt le contraire chez moi), c'est une histoire de ne pas ressentir un besoin. Un besoin d'être en couple, d'avoir quelqu'un, de pseudo-"partager". 

Bon, c'est certain, maintenant que j'ai quelqu'un, je suis nettement moins crédible dans ma diatribe pour la liberté de célibat. Non pas célibat, indépendance. Célibat tu subis, indépendance tu choisis. Donc oui, ma diatribe pour la liberté d'indépendance. Mais je me suis fait prendre de court. Je pensais poster ça avant, puis j'ai recroisé le chemin de mon ex Gwen. Quasiment 3 ans de passés. J'étais idiot quand nous étions ensemble, je ne savais rien, je ne comprenais pas. Lui non plus, il s'est comporté comme un con (je confirme).

Alors après s'être dit ça, on a décidé de se redonner une chance.

Alors on tente notre chance.  

medium_picasso.2.jpg
Pablo Picasso - Picador 

 

09.05.2006

Un trou dans la tête

Vous vous imaginez à l'abri. Vous vous pensez fort, vous vous pensez au dessus de tout. Vous vous sentez inattaquable, imbattable, inébranlable. Vous vous pensez bien, heureux. Vous vous imaginez en harmonie, en paix avec vous-même. Vous vous dîtes que même si cela fait deux semaines, il finira bien par répondre.
 
Je ne suis pas malheureux, juste passablement usé (enfin malheureux, un peu peut être). Je suis fatigué. C'est samedi que je me suis pris un sale coup au coeur. Je me croyais revivre, avec ou sans B. J'étais bien, vraiment. Soirée avec Sunshine, Tia, et aussi d'autres amis, on avait prévu d'aller en boîte. Et pour une fois, j'étais vraiment motivé, et ce malgré l'orage, les trombes d'eau et le vent. Pour une fois, j'avais vraiment envie de me vider la tête, de faire la fête, de célébrer les petits riens.
 
Donc nous sommes allés en boîte, une boîte homo. Comme prévu. Ce qui n'était pas prévu, c'était que la première personne sur laquelle je tomberais nez à nez serait B. Honnêtement, je pensais qu'on pourrait se recroiser dans mon quartier, parce que désormais il habite à quelques rues de chez moi, et j'avais envisagé cette éventualité. Mais là, la boîte, jamais. D'autant plus qu'il m'avait dit qu'il détestait ça.
 
Et là, en le voyant, je suis resté bloqué, coincé, le souffle court. Il était avec son amie, elle a dû penser que je l'ai ignorée. Mais franchement, je ne l'ai même pas vue. Pas sur le coup du moins. Honnêtement, il y aurait eu un hippopotame rose (de circonstance) dans la boîte, je ne l'aurais même pas calculé. Quand j'ai vu B., les gens autour ont disparu. Et moi, c'était comme si on m'avait tiré une balle en pleine tête. Au cinéma, je pense qu'on aurait représenté ça à la Matrix, image en noir et blanc, un plan figé avec la caméra qui glisse en 360°. Le flingue arrive en 1/1000e de seconde, même pas le temps de le voir, ni de le sentir arriver. Et là, tchouf, un nuage de sang. Une fine brume légère. Le corps éjecté, qui décrit une jolie courbe régulière au dessus du sol. Le temps qui s'arrête. Je pense même que sur le coup, mon coeur a dû s'arrêter de battre.
 
Je me suis senti tellement mal. Je lui avais laissé un message, cela fait deux semaines. Pas de réponse. On a été connectés ensemble par trois fois depuis, il n'est pas venu me voir. Et là, la boîte, il ne devait pas être là, il n'avait pas à être là. Si on devait se voir, ça n'était pas comme ça. Pas comme ce à quoi je m'étais préparé. C'est ça le problème, j'attendais tout, SAUF ça. Je pensais le voir dans la rue, moi seul ou accompagné, avec Sonny Boy ou pas, avec Sunshine ou pas. La boîte, c'était l'ultime endroit où j'aurais imaginé tomber dessus. Non pas que ce soit mon territoire, mais sa présence ne cadrait pas. Il ne devait pas être là, il n'avait pas à être là.
 
Sauf qu'il y était, et que moi j'étais figé sur place. Alors je n'ai pu sortir qu'un malheureux "salut". Et encore, je ne sais pas même pas s'il est sorti d'un coup ou si je l'ai bredouillé. Puis je suis parti. Je ne sais pas combien de temps je suis resté planté devant lui.
 
C'est fou. Je me suis plus investi, j'ai mis plus de ma sueur, de mon sang, de mes tripes, de mon âme dans cette "non-relation" que pour beaucoup de mes vraies relations passées.
 
On a discuté 4 mois avant de se voir. J'ai passé des nuits à attendre vainement qu'il se connecte. Et même quand il était là, je me suis retenu de venir lui parler de peur de l'accaparer. Pour notre premier rendez-vous, vu qu'il appréhendait le fait qu'on se voie juste nous deux, il a fallu que j'affronte ses trois meilleurs amis. Oui, affronter. Parce qu'un premier rendez-vous avec lui et les trois meilleurs amis en face, c'est loin d'être du gâteau. Alors putain, qu'est ce que j'ai fait pour mériter ça ?
 
Enfin merde, le soir où il a fait sa fête chez lui et où il était complètement bourré, je n'ai pas rêvé, c'est lui qui n'a pas arrêté de m'envoyer des messages, de m'appeler pour me dire de venir, qu'il fallait absolument que je vienne, que ça lui ferait super plaisir...
 
Et c'est comme ça que cela termine. Car oui, autant ne pas se leurrer, nous sommes finis. C'est terminé. Si tant est que l'on ait commencé...
 
Je suis parti donc. J'ai suivi les autres, j'ai suivi mon Sunshine, je crois même que je me suis agrippé à lui. Et j'ai fui, du plus vite que je pouvais. Je suis allé dans un coin de la boîte avec Sunshine, près du bar (comme quoi, même dans la détresse, je ne perds pas le nord). J'ai réfléchi à ce que je voulais, à ce que je faisais, où j'allais, à ce que je pensais. J'ai pensé aussi à quel point j'étais mal (arrêtons de prétendre que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes). A quel point cela me bouffait qu'il ne m'ait pas répondu, qu'il n'ait pas daigné prendre deux minutes pour me donner de ses nouvelles (justement ce que je lui demandais dans mon message d'il y a deux semaines). Je ne demandais pas grand chose, un oui ou un non. Mais pas ça, juste pas ça. Pas rien. "Oui" ou "non", même "merde" ou "dégage", ça aurait été déjà mieux que pas de réponse du tout.
 
Je me suis demandé s'il fallait que je parte, j'ai pensé au nombre de pas qui me séparaient de la porte de sortie, et en combien de secondes je pouvais avaler cette distance. Je ne sais pas combien de temps j'ai passé à réfléchir, à me morfondre alors que tout le monde dansait à côté. Je n'y ai même pas prêté attention, les gens autour étaient juste des ombres qui bougeaient. J'ai dû rester une bonne heure à faire l'autiste, à rester enfermé en moi-même, à être ailleurs, à penser mourir dans la seconde, à avoir des sueurs froides.
 
Puis je me suis dit que je ne me laisserais pas abattre. J'étais venu pour m'amuser, et c'était précisément ce que j'allais faire. Et ce, avec ou sans B. J'ai repensé à cette chanson "Hole In The Head" des Sugababes (qui passait sur MTV quand j'habitais en Allemagne) et qui faisait:
 
Seven hours since you went away
Eleven coffees, Rickki Lake on play
But late at night when I'm feeling blue
I'd sell my ass before I think of you

Seven hours since you closed the door
Started a diet, got a manicure
Erased your number from my telephone
And if you call me I won't be at home

He said...

Why'd you cry
For the guy
Say goodbye
Runaway
Why'd you cry
For the guy
Say goodbye
I said ok, 'cos...

Ooh, boy you miss me like a hole in the head
Because I do boy,
And it's cool boy
And ooh, bet you never thought I'd get out of bed
Because of you boy,
Such a fool boy

Eleven hours on a brand new day
I'm getting ready to go out and play
It's late at night, I'm caught in a groove
I'd kiss my ass before I'm feeling blue

Seven hours, what you calling for?
A bunch of flowers and I slam the door
You're in my face, sorry what's your name?
Takes more than begging to reverse my brain
'cos...

Ooh, boy you miss me like a hole in the head
Because I do boy,
And it's cool boy
And ooh, bet you never thought I'd get out of bed
Because of you boy,
Such a fool boy

I'm through with it
Over it
Not having it
Crazy shit
Not feeling this
Can't deal, I quit
No more, No more
I'm through with it
Not having it
This crazy shit
I feel within
Can't deal with it
No more, I quit
No more, no more

Breaking off the brunt
A brand new day has just begun
Just because you made me go "ooh"
Doesn't mean I'll put up with you
Don't you dare come back
Can't u see I wont take that?
I ain't crying over you
Better fill your head up like I told you

Why'd you cry
For the guy
Say goodbye
Runaway
Why'd you cry
For the guy
Say goodbye
I said ok, 'cos...

Ooh, boy you miss me like a hole in the head
Because I do boy,
And it's cool boy
And ooh, bet you never thought I'd get out of bed
Because of you boy,
Such a fool boy (such a fool)

Ooh, boy you miss me like a hole in the head
Because I do boy (I do)
And it's cool boy (yeah it's cool)
And ooh, bet you never thought I'd get out of bed
Because of you boy, (I do boy)
Such a fool boy (such a fool)
 
Donc finalement, j'ai fait la fête. J'ai bu, dansé à n'en plus finir. Terminé la soirée à 5h30. Je suis remonté en selle, je crois.
 
Ou du moins, prétendre l'être.