30.10.2005

De l'art de badiner

La discussion que j'ai eue avec Sonny Boy à l'Apostrophe, durant laquelle je lui avais avoué que mes sentiments pour lui étaient toujours présents, a eu le mérite de me faire réflechir. En particulier une phrase qu'il a dite. Que de toute façon, si nous nous remettions ensemble, je ne supporterais d'avoir à le partager.
 
Et c'est vrai que j'avais oublié pourquoi nous avions cassé à l'origine. Il m'avait trompé avec un ami de longue date avec qui, m'avait-il dit, cela avait toujours été ambigü. Mais cela m'importait peu. En fait, je lui en avais voulu sur le coup. Par la suite, ce mouvement de colère était passé, parce que si lui pardonner était la façon de le garder, alors je l'aurais fait plutôt deux fois qu'une. Je n'accordais pas d'importance au fait qu'il ait vu un autre garçon, mais cela en avait.
 
En fait, et c'est surtout ça qui avait motivé ma rupture, j'avais surtout décidé qu'il faillait en rester là parce qu'à l'époque, comme je l'ai dit, il était avec une jeune fille, et que j'avais réellement l'impression d'être la dernière roue du carrosse, de passer toujours après elle. D'être l'homme de l'ombre, l'amant du placard qu'on ressort quand on a besoin de lui. Malgré ses dénégations, je pense que c'est quand même ce que j'ai été, un peu.
Et c'est le fait d'avoir à le partager avec elle, et surtout après elle, qui m'avait détruit.
 
Non pas que nous ayons joué dans la même cour elle et moi, car nous n'étions pas concurrents, nous étions à la rigueur complémentaire. Je lui apportais quelque chose qu'elle ne pouvait pas lui offrir et inversement.
 
Mais Sonny Boy l'a avoué, dans le nouveau couple qu'ils forment avec l'Autre, ils se trompent régulièrement, ou se trompaient, je ne sais pas. Et honnêtement je ne veux pas savoir. Ils badinent en liberté. Ce qui, dans ma morale pseudo-catholique débile, m'a tout de même pas mal choqué.
Si bien que j'en suis venu à penser que finalement, ça ne serait peut être pas une si bonne idée de retenter. J'aimerais changer les gens, mais je ne le peux pas. Les gens ne changent que quand ils veulent changer. Et les gens sont fainéants.
 
Ou plutôt ils se sont fidèles. Ils sont éthiques. Ils s'aiment avant les autres, et entre nous, ils ont bien raison. C'est aussi ce que je suis, éthique. Et plus jamais je ne pourrais me laisser dicter ma conduite. Simplement, revenir avec lui m'obligerait à faire des compromis (ou l'enchaîner à un arbre, faut voir). Et ça....
 
Les temps changent, les gens pas.

29.10.2005

Le retour au désert

Les choses se précipitent en ce moment. Les gens reviennent, avec plus ou moins de facilité dans ma vie, d'autres disparaissent. J'avais déjà parlé de Sunshine et de Singerboy, avec qui je m'étais fâché en août et de qui je n'avais plus de nouvelles depuis plus de 3 mois.
 
Puis j'avais revu Sunshine en ligne, et nous ne nous étions pas parlés, restés silencieux, emmurés dans notre fierté et encore plus sûrement dans notre peur d'avoir à affronter l'autre. Le contact avait été renoué et nous reparlons de temps en temps. On sent que le flot n'est pas aussi facile qu'avant, c'est certain, mais un filet vaut mieux que rien. Je ne sais d'ailleurs pas s'il regagnera du terrain un jour. Disons que le temps m'est aussi compté, car si je pars effectivement en Allemagne, je suppose qu'il ne reprendra jamais. Mais nous n'en sommes pas encore là.
 
Récemment j'ai donc appris que Sunshine avait eu une relation pendant le temps où je n'avais pas été présent dans sa vie. Qu'il avait fini au bord du suicide, que le type en question l'avait poussé à bout, et qu'ils avaient rompu au moment où j'étais re-rentré dans sa vie (ou du moins où j'avais légèrement entrebâillé la porte de sa vie).
 
Quoiqu'il en soit, en ce qui concerne le suicide, je ne suis pas allé vérifier, mais niveau drama queens, Singerboy et lui se posent là (et ce n'est pas moi qui le dit). :)
Donc finalement, qu'il décide de se redonner une chance avec ce gars, ne m'incite pas à vraiment renouer ardemment le contact, car j'ai la vague impression que je vais retomber dans ce microcosme, avec les mêmes histoires, les mêmes fins.
 
Je suis partagé entre l'envie de le revoir, et l'appréhension de ne plus être à ma place parmi eux deux, même si cette place je ne l'ai occupée que relativement peu de temps.
 
Mais comme on dit, demain est un autre jour.

28.10.2005

2,75€ d'aveux

Pour bien poursuivre notre soirée du mardi soir, et vu qu'il n'a pas cours le lendemain (enfin, si peu), Sonny Boy et moi décidons de nous voir le jour suivant, mercredi, pour passer l'après-midi ensemble. Du moins jusqu'à l'heure de son cours.
 
Enfin, ça c'est ce qu'il a prétendu, parce que je sais très bien qu'à chaque fois qu'on va traîner en ville, bizarrement il se rappelle 5 minutes avant qu'il a cours et que finalement c'est beaucoup trop tard pour y aller... Comme s'il trompait quelqu'un d'autre que lui-même...
 
Détour habituel par la FNÜCK, à regarder les tableaux des places de concert qui se laissent désespérement envahir par la tournée de la Star Ac'. Et oui, je l'avoue, j'ai une dent contre eux. Surtout l'autre avec sa frange de nain. Je zappais la dernière fois et je suis tombé sur un gros plan de son visage, ma partie coiffeur efféminé (que j'ai minime, Dieu merci), a eu une furieuse envie de lui coincer la tête en lui faisant la prise du crabe et de lui faire des rajouts. On dirait qu'il s'est fait coiffer par la copine de ma mère qui coupait elle-même les cheveux de sa fille (qui par ailleurs, et cela lui évite désormais bien des railleries, a beaucoup grandi).
 
Bref, où en étais-je. Donc traînerie à la FNÜCK, entre les jeux de PSP, les CDs et les livres. Arrêt sur le coffret de l'intégrale de Johnny, à se demander parmi l'assistance quel cacane peut bien vouloir acheter ça. En plus, le coffret en question coûte pas loin de 570€, ce qui pour 10 CDs de brailleries fait un peu cher. Bon, c'est vrai, je l'avoue, ils offraient aussi un über t-shirt avec un loup qui hurle sous une lune violette, le tout se reflétant superbement dans un lac ainsi que les chromes d'une Harley Davidson (d'ailleurs on se demande ce qu'elle fout près du lac mais bon, passons... Encore une divagation romantico-rockeuse d'un graphiste). Sans rire, ils auraient quand même pû mettre des santiags à éperons pour le prix.
 
Après avoir fait notre petit tour, on s'arrache de cet endroit über-malsain qui sent la populace, le Amor Amor de Cacharel et les antiacnéiques (surtout dans le rayon Lorie).
 
Je propose d'aller prendre un café. Le problème est que je n'ai que 5,60€ sur moi, qui suis pourtant si insolemment riche habituellement (nan c'est pas vrai). Donc Sonny Boy lance l'idée de l'Apostrophe, et fait remarquer judicieusement (ce que j'ai pensé en même temps que lui), que pour 5,60€ à l'Apostrophe, on va avoir droit à une tasse vide. Mais bon, ca sera quand même une tasse de l'Apostrophe.
 
Finalement nous y allons, caressant le doux espoir que le café ne provienne pas directement du Costa Rica, et que le serveur n'ait pas pris son jet privé pour aller chercher trois grains à moudre. Et là, über-surprise, un café à genre 2,50€. Donc nous décidons de prendre un chocolat pour lui, et un thé pour moi qui font tout pile 5,60€. Il en vient à me parler de tout et de rien, mais j'admire ce qu'il fait. Il ne fait rien, mais il le fait tellement bien. Il me trouve un peu fatigué et je lui raconte que j'ai fait un cauchemar. J'ai cauchemardé de lui, mais ça je ne lui dis pas.
 
Enfin si, parce qu'il me tanne tellement que je craque. Donc je lui explique que ça doit venir de la tête sur la cuisse (ce qui apparemment ne l'a pas gêné, vu que selon lui j'ai déjà fait pire... et encore j'édulcore ses propos). Je lui dis donc que j'ai rêvé de lui et que j'ai très mal dormi parce qu'on se disputait. Parce que j'osais m'allonger sur lui, mais lui me rejetait d'un revers de main violent dans l'air et qu'il me disait sur un ton glacial: "mais tu ne comprends pas que nous deux, il n'y a plus d'espoir?". Parti dans ma lancée et m'engouffrant dans son silence, je lui avoue que mes sentiments n'ont pas changé, qu'ils ont même évolué, et que je l'aime encore plus qu'avant. Qu'il est l'homme de ma vie, et que je ne suis plus celui de la sienne. A mon grand désespoir. Re-silence. Il lui aurait resté du chocolat, il se serait réfugié dans sa tasse. Moi, je me réfugie dans mon thé, en le regardant obliquement.
 
Il est gêné, mais gêné mignon. Pas gêné mauvais signe. Il ne comprend pas, se trouve inintéressant, pas marrant. Mais c'est tellement ça qui me plaît chez lui, il ne fait rien mais il le fait tellement bien.
 
Puis nous rediscutons comme si de rien n'était. Une brise a rerempli l'espace entre nous deux, soudainement si vide. Tout reprend son cours, et nous, juste un peu moins distants. Comme si de rien n'était.

27.10.2005

La mala educación

Mon deuxième Almodóvar, après "Todo sobre mi madre" (Tout sur ma mère), qui par ailleurs était très bien. Il me manque encore "Habla con ella" (Parle avec elle) que je n'ai pas vu, mais que je pense me regarder un de ces quatres, car d'après ce que j'ai entendu, il n'est pas mal du tout. Un peu glauque, mais très beau. Ah, la fascinante mélodie du gris...

Donc mardi soir, soirée DVD pizza avec Sonny Boy, justement à regarder "La mauvaise éducation". Pizza Buffalo pour moi (avec oignons) et Chèvre pour lui, je ne vous raconte pas les haleines. Heureusement qu'il n'y avait pas de pizza aux tripes sur la carte sinon, c'est clair, c'était pour nous... Ca faisait une éternité que je ne m'étais pas fait un film en VO espagnole, pas depuis Mar Adentro.

Rien de spécial à signaler, film vraiment divertissant, encore une plongée dans l'Espagne catholique avec tous ses carcans. M'en fous, moi j'irai brûler en enfer de toute façon.

Et plutôt deux fois qu'une, parce que pour se retrouver à côté de Mère Théresa, Jean Paul II et Jésus qui n'ont jamais rien fait de mal, p***** mais qu'est ce qu'on doit se faire chier.... (encore que, pour Jean Paul II, ca reste à prouver, qu'il n'ait jamais rien fait de mal).

A la fin du film, Sonny Boy décide de jouer à ma PSP, qu'il m'avait demandé de ramener spécialement. Et là, je tente le tout pour le tout, je m'allonge en travers du canapé, pour pouvoir mettre ma tête sur sa cuisse. Bon, en fait, j'ai dû un peu rater le coche, parce qu'il me dit d'un coup: "mais qu'est ce que tu fais?" Je pense avec le recul que j'ai du viser un peu plus loin que la cuisse. Je vous vois venir, ca n'avait rien d'intentionnel... On ne se refait pas... Comme dirait mon ami Pedro, la mala educación.

Tout ca pour dire qu'il a été assez surpris, mais que à la question "mais qu'est ce que tu fais?", j'aurais pu répondre des tas de choses. Cependant une seule correspondait à mon état d'esprit, mais je ne sais pas s'il aurait compris si je lui avais dit que pour la première fois depuis longtemps,

je respirais.

26.10.2005

Thelma et Louise

De cette semaine de boulot, rien à retenir (si ce n'est Mister Ch'ti 2005, qui me cause encore de temps à autre des bouffées de chaleur digne d'une femme ménopausée... Je sais, je suis un grand romantique dans l'âme.)

Bref, samedi jour de repos, j'en profite pour aller voir mon cousin qui pour une fois est rentré de l'armée. Je me décide à partir à Châlons dans mon AX rutilante, en étant comme d'habitude seul dans ma voiture à chanter comme un débile des chansons que moi seul affectionne (et surtout connais). Du genre Filthy/Gorgeous des Scissor Sisters que je recommande chaudement à tout le monde, ou du moins aux gens qui écoutent autre chose que la Star Ac'.
 
Rien de tel pour se sentir sexy et faire des clins d'oeil aux automobilistes (voire des langues pour les vieux à casquette) que je dépasse allègremment.
 
Je sais, ça paraît étrange avec une AX de pouvoir doubler (ça reste quand même de la technologie française) mais c'est un tour de force que j'arrive à effectuer, je grille même des Audi (bon, majoritairement dans les descentes parce que pour les montées, c'est pas la peine...) Ce qui n'est somme toute pas mal, même si je ne m'entends plus chanter, et que parallèlement monte la vague impression que le moteur va se détacher et tomber sur la route dans la montée... Mais à part ça tout va bien.
 
Bref, après, changement de CD et passage à Song Book: Best Of Texas (une pure merveille). Le décor change, je n'avale plus des champs de betteraves ou des champs de blé, j'avale du désert, comme dans Thelma et Louise. C'est débile, mais c'est vraiment l'impression que j'ai eue. Il faut croire que je n'étais pas franchement concentré sur la route, je ne me rappelle même plus du trajet. Parti dans mon road-movie. Bêtement, je tourne la tête vers le siège passager (ou d'ailleurs il n'y a rien à voir vu que je suis seul...), et là, crise d'angoisse.
The Scream - Edvard Munch
Un vide détestable m'envahit. J'aurais tellement voulu qu'il soit là, à côté de moi, juste histoire de pouvoir passer ma main sur sa cuisse et le savoir à côté de moi. Juste sentir le soleil sur moi, la lumière enfin envahir mon obscurité.
 
Vous allez dire, le voilà encore reparti avec son Sonny Boy. Même pas, je ne parle pas de Sonny Boy. Je sais, c'est surprenant et même moi cela m'a étonné. En fait, sans me rendre compte, le petit gars qui me draguait, qui me disait qu'il m'aimait, que je trouvais terriblement naïf du haut de ses 19 ans a réussi à me toucher. Appelons le "Néo". Quoiqu'il en soit, besoin de repartir, envie de repartir.
 
Mais depuis peu, il a disparu de la circulation. NPAI. N'habite plus à l'adresse indiquée. Aucune idée d'où le trouver. C'est bien ma veine...

25.10.2005

Fureur et tremblements

Suite à mes légers problèmes de carte mémoire pour ma PSP, et les expériences interdites que j'ai réalisées sur celle-ci, je me suis rendu compte que finalement j'avais ruiné 110€ et que c'était vraiment trop z'inzuste. Et vu que je l'avais achetée le lundi soir, j'ai pensé (dans les méandres de mon esprit retors) qu'en faisant passer mes manipulations hasardeuses pour un vice caché, je pourrais la refourguer au magasin où je l'avais achetée... (Je sais, c'est mal, allez-y, fouettez-moi ;).
 
S'ensuit donc une diatribe violente sur le n'importe quoi de la technologie, comme quoi ils vendent des trucs qui ne marchent même pas, et qu'en plus à 110€, on est quand même en droit d'avoir un produit qui marche, merde à la fin... Les vendeurs, à bout, sur le point de reconnaître leurs fautes, en plus de la reconnaissance de leur responsabilité dans le génocide arménien, les 7 plaies d'Egypte et horreur suprême, le relooking d'Yvette Horner (je sais, mon jeu d'acteur est über-convaincant, je suis sûr qu'en poussant un peu quelques larmes sur mon visage, j'aurais pû leur faire avouer la victoire de George W.) me disent...
 
- "Euh m'sieur, pour procéder à l'échange, il nous faudrait la boîte qui contenait la carte"
(Là, réflexion intense, fumage des oreilles, arrachage de cheveux...) Comment dire?
- "Et bien en fait, ça va être difficile, parce que là elle doit approximativement se trouver dans une décharge. En général je jette les boites, donc ça va poser problème je crois..."
- "Ah ben ui, mais sans boîte on peut pas faire l'échange..." (Oulaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa, il y a des coups de boule triple loots piqué qui se perdent)
 
Donc dépité, je suis reparti en priant pour que Sonny Boy ait décidé d'encadrer la boîte de ma carte mémoire et de la placer sur l'autel qu'il a établi dans son appart à la mémoire de notre passion dévorante, juste à côté des statues en coquillettes à mon effigie. Ce que, à ma grande surprise (non en fait) il n'avait pas fait... Alors là je crie au scandale ! (Non, toujours pas en fait)
 
Finalement, après une âpre lutte avec les vendeurs, des cris, des larmes, des trainages par terre sur le sol du magasin, des renversages de présentoirs (non, non plus non), j'ai quand même réussi à me faire échanger ma carte, qui, grande surprise, n'a toujours pas été flinguée.

24.10.2005

Beet is sh*t

Mercredi donc, poursuite de la journée à tenter de faire descendre ma température interne après les émotions que m'a causé Mr Ch'ti 2005 (par ses propositions indécentes, mais néanmoins chaleureuses, à me montrer son gros bateau... du moins, je suppute que cela en fût)
 
Puis, dans l'après midi viennent deux jeunes hommes bien propres sur eux, directement venus de San Francisco, un grand échalas pas hyper génial et un petit nettement plus agréable à regarder, du genre Justin Taylor de QAF (Randy Harrison dans la vie). Bref, les deux assez visiblement en couple, malgré leurs efforts pour le cacher. Du genre, voix virile, faux poil sur le torse... (non, c'est pas vrai). Disons qu'à ce niveau là, ils jouaient un peu dans le même registre que Franck Dubosc, qui se fait passer pour un hétéro (enfin, personnellement j'ai du mal à y croire...), on remarque bien qu'il y a un truc un peu voyant et qu'il y met tout son coeur, mais par pitié on n'ose pas lui dire qu'on s'en fout.
 
Finalement, ils se décident à venir faire une visite et je m'absente de l'accueil pour aller les observer à la caméra de surveillance (GNARK GNARK GNARK !). Je sais, des fois, je me trouve trop démoniaque.... Je m'embrasserais, tiens.
 
Voyant que je ne suis plus, le grand échalas en profite pour passer ses doigts dans la nuque du chou, avec papouilleries en duplex live. C'est alors que je refais mon entrée fracassante. Le grand échalas retire illico presto sa main de la nuque de l'autre, comme si çela me faisait quelque chose de les voir se triturer. Au contraire, ça m'a même fait cruellement remarquer que je n'avais personne à qui faire la même chose... Mis à part Sonny boy dans mes divagations.
 
Le soir, visite de kakke, avec un groupe de professionnels du sucre de betterave (je sais, on ne choisit pas ses clients), qui n'arrêtent pas de m'interrompre pendant mon explication de l'élaboration, en me demandant:
- "Mais pourquoi du sucre du canne?".... Du genre qu'est ce qu'on en a à foutre?
(NDLR: Pour toi petit betteravier, penser à arrêter de traîner son taf jusque dans ses loisirs.)
 
Ce à quoi je réponds:
- "Disons que... comment dire... le sucre de canne est gustativement plus intéressant que la betterave" (je sais, ce blog devient vraiment de la kakke en barre).
 
En pensant tout bas, et oui, beet is sh*t.

23.10.2005

"Le mien est plus gros..."

Je reprends le fil de ma semaine. Lundi soir, soirée DVD juste Sonny Boy et moi, à regarder Snatch (par ailleurs très regardable grâce à la présence de Brad Pitt en boxeur gitan, il faut croire que j'ai une obsession des torses nus). Petite soirée sympa habituelle (sûrement trop habituelle), à se concentrer sur le film plus que sur nous deux. Lui admire et jalouse ma donc toute nouvelle PSP, dont je flingue malencontreusement la carte mémoire... Bref, pas trop cool d'autant plus qu'elle a à peine deux heures et qu'elle m'a coûté un bras (bon, j'exagère... un avant bras, mais c'est mon dernier mot). On termine de regarder le film, retour chez moi avec la ferme intention d'engager une sérieuse discussion la prochaine fois.
 
En même temps, un sentiment gris m'envahit et je me rends compte qu'il a l'air parfaitement bien avec l'Autre... Si bien que finalement je ne pense peut être plus avoir ma place dans sa vie. C'est une impression assez étrange de se rendre compte que vous aimez toujours quelqu'un, et de prendre conscience par ce même amour que votre place n'est malgré tout plus à côté de lui. Qu'il vaut mieux laisser les choses comme elles sont, faisant un trait sur vos sentiments plutôt que de remuer des mares déjà apaisées. Qu'après tout, s'il est heureux comme ça, alors il vaut mieux se résigner.
 
Mardi, pas grand chose, 6 visiteurs le matin... Vive le rendement ;). Rien de bien extraordinaire qui méritât qu'on s'y attarde.
 
Mercredi nettement plus croustillant. Visite du matin, le Ch'ti, apparemment un restaurant, avec des jeunes bien habillés, tailleurs pour les demoiselles, costumes pour les garçons. Dont un absolument REN-VER-SANT, mimi comme tout, gentil sur son visage, avec des traits fins, délicats, une brise a du sculpter son nez. Une merveille de la nature... Je fais une visite qui en toute honnêteté surclasse tout ce que j'ai pû faire avant (en toute modestie, et toutes proportions gardées (je sais pas ce que ça vient foutre dedans, mais j'avais envie de dire ça))...
 
D'ailleurs juste une remarque en aparté, pourquoi ne fais-je que des visites brillantes quand il y a des beaux gosses? Alors là, mystère et boule de gomme. Honnêtement, je ne vois pas du tout la raison...
 
Bref, j'évite son regard, lui évite le mien...
Arrivé à la fin de la visite, présentation d'une maquette de bâteau baptisé avec du champagne maison. Et je blague en disant:
- "Et bien nous arrivons à un modèle réduit de mon bâteau personnel" (Rires)
 
Lui qui est resté toute la visite à côté de moi, me sort très bas:
- "Le mien est plus gros"...
Donc là mon esprit pervers pense immédiatement... (Je demande à voir !). J'ai juste esquissé un sourire bien narquois, qui valait autant de paroles.
Mais donc, chéri, si tu me lis, je demande toujours à voir si le tien est plus gros...

22.10.2005

La parenthèse enchantée

Disons qu'enchantée, c'est un peu fort... Ok, je l'admets, ça ne reflète pas du tout les quelques jours que je me suis octroyé loin de ce blog. En effet, ce n'est pas que ma vie ait soudainement débordé de vie (je sais, ce n'est pas donné à tout le monde d'être écrivain), mais bon, je me suis laissé le temps d'avoir des nouvelles choses à raconter...
 
Le problème avec ce blog, c'est que j'écris plus vite que je ne vis. En fait, pour avoir des choses à raconter et pour que cela un tant soit peu intéressant (si tant est que ce que j'ai écrit avant puisse être qualifié d'intéressant), il faudrait que j'écrive au moins tous les 2 jours. Finalement là, avec 5 jours, ça devrait me donner de la marge pour au moins 2 notes :).
 
Donc dimanche soir... Et ben je sais plus. Sûrement pas grand chose de passionnant, boulot. Comme tous les dimanches, on a du finir les fonds de bouteilles, histoire de fêter dignement et luxueusement le week end enfin terminé. Pour changer, j'ai encore dû finir bourré au Nocturne. Rentrer difficilement, slalomer entre les platanes qui traversent comme du n'imps, m'apercevoir que les clés ne rentrent über-plus dans la porte, m'excuser auprès de la voisine, rentrer péniblement, m'affaler sur le lit, dormir, et pour finir faire des traces de bave sur l'oreiller. Moralité, coma éthylique (au champagne tout de même, on ne badine pas avec l'alcoolisme).
 
Tout ça pour en arriver au lundi. Repos, calme, luxe, volupté, douceur des draps sur ma peau d'albâtre et ... bouche pâteuse, des nains qui jardinent dans mon cerveau et une odeur de schnouf dans la chambre. Bref, la cata. Je me prépare à une vitesse semblable à celle à laquelle tourne mon cerveau (... lentement) pour retrouver Sonny Boy l'après-midi. Il a seché les cours pour m'accompagner en ville. Il faut dire que j'ai décidé de m'acheter un Ipod et qu'il crève d'envie de mettre mon achat sur sa carte d'adhérent FNÜCK qui lui donne droit au bout de 600€ d'achat à 5€ de réduction sur le pack deux CDs Lorie + la compil' de la Star Academy 5. A ce niveau là, je suis jaloux grave...
 
Finalement, après moulte réflexion, je m'oriente sur une PSP, qui a le mérite de faire : Et lecteur de UMD (petits DVDs), et lecteur MP3 et Internet Wifi et aussi Playstation... parce que c'est quand même le principe à la base.
Elle est belle, je l'aime. On va se marier... Je sais, j'avais dit que je dédierais ma vie aux pailles d'or à la framboise, mais là, je ne tiens plus.
 
C'est pas le tout, mais je vais y aller... A demain les pioupious ;)

16.10.2005

La douleur exquise

Suite à mon accès de courage de "Leidenschaft", nous avons repris doucement contact avec Sunshine. Doucement parce que nous ne nous sommes parlés qu'une fois depuis. Je lui avais "balancé" (désolé, mais c'est le mot le plus approprié) l'adresse de ce blog et il l'avait saisie. Je doutais qu'il veuille jamais me reparler, je me suis trompé. Je me suis même surpris à avoir envie de renouer avec Singerboy et lui.
 
C'est vrai qu'à l'origine je pensais pouvoir être à l'abri des regards en écrivant ici. A pouvoir m'épancher sur le papier, raconter mon coeur et mes rancoeurs. Et c'est comme ça que j'en suis venu à parler d'eux, de notre dispute. A parler d'eux assez méchamment (à propos du chain mail sur l'amitié), ce que j'assume complètement. Je le pensais et je pense toujours que c'est une façon minable de se recontacter, puisqu'apparemment c'était pensé comme ça.
 
Quoiqu'il arrive, il n'est en aucun cas question de changer, modifier ce que j'ai écrit par le passé juste parce qu'ils y ont maintenant accès. Ce que j'écris l'est dans l'humeur du moment, et j'assume pleinement et entièrement le fait d'avoir trouvé ça pourri (ok, donc ça, c'est fait...).
 
Puis est venue l'envie de montrer ce que j'écrivais, de partager ces moments d'honnêteté vis-à-vis des gens qui m'entourent et surtout vis-à-vis de moi-même. C'est aussi de cette façon qu'est venue cette douleur exquise lorsque nous nous sommes balbutiés quelques mots virtuels. La reprise est dure, c'est certain, après deux mois à nous être évincés de nos vies respectives. Curieux mélange de joie de se retrouver, de joie de sentir l'autre au bout du fil, de peine d'avoir perdu le lien, de peine aussi de se retrouver ainsi changés. Autant ne pas le cacher, maintenant que nous nous refréquentons (virtuellement pour le moment), je me rends compte que je me suis assombri pendant ces deux mois d'absence. Raison qui m'a aussi poussé à écrire ce blog.
 
Et je ne me sens pas l'envie de redevenir ce que j'étais quand j'étais avec eux. Je suis de nouveau moi, un peu torturé mais pas trop, un peu sombre. Mais cette dispute m'a permis de me rapprocher de Sonny Boy, de recommencer à nous appeller tous les jours ou tous les deux jours (enfin, moins là, parce que j'ai encore explosé mon forfait...). Et je ne pense pas que j'aurais la force de faire le chemin retour.
 
Restons virtuels pour le moment, seul le temps nous dira si nous le resterons.

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