22.12.2005

Paresse

Pas envie d'écrire, pas envie de raconter des choses. Un peu marre de ce blog. Non pas que je sois arrivé à bout de ma mini-thérapie, mais je ne me sens plus le courage d'écrire, j'ai d'autres choses à faire. J'ai retrouvé le goût de la lecture, des soirées sous la couette à dévorer du papier, plus que celui d'en noircir.
 
Et puis il y a eu aussi ce week-end chez Ju à Strasbourg, le plaisir de se retrouver chez elle avec Léa et Ed. Revoir Ed et Ju que je n'avais pas vues depuis des lustres. Paresse d'écrire, envie d'autres choses, de choses moins complexes, de retour à moi, à elles, aux gens qui m'entourent, sans le lien biaisé de l'écriture.
 
Maintenant j'y reviens, doucement, parce que c'est vrai, le calendrier en haut à droite paraît bien vide. C'est atroce comme invention, il vous force à remplir toutes les cases. Chaque fois que mon regard se pose dessus, je pense qu'il me manque telle date, que je pourrais marquer ça, que finalement ça ne serait pas intéressant, que ça ne serait pas digne d'être écrit. Je laisse passer, mais ça me taraude. Je sais, c'est débile comme sentiment, mais ouvrez un blog et vous verrez. Le calendrier a cette force.
 
Donc là, je remplis consciencieusement.
 Maurits Cornelis Escher - Hands

13.12.2005

Sailor Moon a du poil aux pattes

Et vous avez gobé ça. Que j'allais me fringuer en débile pour faire plaisir à une bande de dégénérés de 25 ans qui s'imaginent qu'ils peuvent me faire plier.
De toute façon, avec Eron (qui viendra déguisé en lui même), on a décidé de faire le clan des rebelles. Juste pour faire chier le monde.
En résumé : FÜCK LE COSTIOUME. (Et oui, on a finit notre crise d'adolescence)
Allez, un petit dernier pour la route :
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12.12.2005

Sailor Moon

Il y a des évenements dans la vie qui sont des rites de passage: les premiers pas, les premières dents, les premières règles... Cependant, beaucoup de gens oublient trop facilement un évenement de taille, à savoir le premier réveillon du jour de l'an où l'on vous demande de venir déguisé avec un costume débile, genre la citrouille (pratique pour passer les portes) ou Le Nain Potiron, grand pote de Oui-Oui devant l'éternel.
 
Justement c'est le genre de réjouissance qui m'attend pour ce 31 décembre. Et honnêtement, et pour être tout à fait poli, ça me pète les roustons. Ce que j'ai fait savoir. On m'a rembarré, disant que ça n'était pas si difficile, qu'il fallait laisser libre cours à son imagination, que ça ne prenait que quelques heures, que c'était facile de rapidement se créer un costume. Ce à quoi on a ajouté un exemple...
 
Donc je résume pour ceux qui désireraient ardemment se faire un costume de Maya l'Abeille (pauvre France........) :
Il suffit de tordre deux arceaux en fer et passer un collant dedans pour faire des ailes. Et ensuite prendre un t-shirt jaune et peindre des rayures noires. Désolé, mais pour le moment, nous n'avons que la version bulgare de Maya l'Abeille, du style on voit bien qu'il y a une vague ressemblance, mais bon on voit aussi que cela a été fait avec des moyens financiers limités (voire même inexistants), et que franchement, en toute honnêteté, non mais vraiment là, vraiment, c'est la honte.
 
Afin d'éviter de laisser s'abattre sur moi une humiliation cuisante doublée d'un funeste ridicule, tout ça à cause de mon habit d'abeille made in Tati, j'ai décidé de me fringuer en Sailor Moon. Ce qui assurément m'évitera bien des quolibets, c'est certain. Il faut encore que je peaufine la teinture blonde, mais sinon, concernant le sceptre, j'ai déjà deux rouleaux de papiers WC qui ont vu leur espérance de vie prolongée de façon exponentielle. Pas sûr qu'ils auraient imaginé un jour finir scotchés et englués dans de la peinture rose fuschia. Les gants blancs, c'est ok. Restent encore les poils des pattes, mais bon, là je requiers l'intervention de l'armée. J'aimerais d'ailleurs prévenir Greenpeace de la catastrophe écologique qui attend ma poubelle le jour où j'aurais décidé d'attaquer l'épilation.
 
Finalement moi aussi, j'aurais enfin droit à ma soirée d'humiliation.

10.12.2005

Cosí Couça

Encore un resto, et oui je sais, ça n'est pas donné à tout le monde d'écumer tous les restaurants de Reims. (Enfin, si, parce que ça reste Reims, quand même). Bref, samedi, anniversaire de ma mère, déjeuner au resto en famille, mon père, ma mère, ma soeur et moi.
 
Sortez les chapeaux pointus, les cotillons et les serpentins... YOUHOUUUUUUU. Non en fait, trop pas. Bref, humeur de chien, pour changer. Surtout et en particulier quand j'apprends que l'on va manger au Cosí, restaurant où bosse de temps en temps Gwenaël, un de mes ex (parmi les plus marquants)... Gwen et moi, nous étions des torrents, des tourments, des volcans contenus dans la paume d'une main, dans un effleurement de lèvres. Une passion dévastatrice, enfin qui m'a surtout dévasté moi, pour changer. Je pense que ça a du être pour lui au mieux la légère brise de Santa Barbara. Un pète-zouille quoi.
 
De temps en temps, je le recroise, nous nous ignorons. On se regarde dans les yeux, mais ni l'un ni l'autre n'irait faire un pas en direction de celui qui le fixe. Je l'ai fait par le passé, plusieurs fois. J'avais tenté de renouer. Comme Sonny Boy, il m'avait coupé l'herbe sous le pied, je n'avais pas eu le temps d'écouler tout l'amour que j'avais pour lui et que je retenais sous la barrage de ma peau. Il m'avait dit: une fois et basta. Une règle débile. Et je m'étais retrouvé comme une cruche, avec mes bons sentiments et juste un mouchoir pour mettre dessus.
 
Pendant tout le déjeuner, j'ai surveillé, guetté les moindres recoins du restaurant, pensant qu'il allait surgir, m'embrasser fougueusement et me laisser me débrouiller par la suite avec mes parents (qui sont au courant, mais quand même, ca la fout légèrement mal). Donc pendant tout le repas, j'ai eu peur qu'il ne débarque. Je l'avoue, même dans les toilettes, j'ai regardé par dessus mon épaule en me lavant les mains, pour voir s'il n'apparaissait pas à l'improviste dans mon dos. Il ne travaillait pas au restaurant. Je ne sais pas s'il y retourne de temps en temps. Honnêtement je ne veux pas savoir.
 
Ensuite, je suis allé en ville faire mes cadeaux de Noël, acheter des présents pour les gens qui m'entourent. J'ai passé une après-midi à fureter dans les rayons, tentant de trouver le cadeau génialissime qui ferait mouche à coup sûr. Tout ça pour qu'au final, au lieu de présents pour les autres, je revienne avec juste un parfum pour moi-même. J'ai honte. Enfin honte, c'est beaucoup dire. Un léger sentiment de culpabilité alors...
 

09.12.2005

Le Dieu des petites choses

Je tenais à revenir sur une chose qui m'a marquée et à laquelle je n'avais absolument pas pensé. Une chose que Sonny Boy m'a dite, et qui m'a fait pas mal réflechir sur les tenants et les aboutissants de ce blog. Il m'a dit, et je pense après réflexion qu'il a raison, que dans ce blog, il passait pour un salaud.
 
Or cela n'a jamais été mon but, et pour être tout à fait honnête cela ne m'a jamais ne serait-ce qu'effleuré l'esprit qu'il pourrait être perçu comme cela. Mais c'est possible. Ce blog, je l'ai fait pour dire que j'étais malheureux qu'il me refuse, qu'il refuse de me donner une seconde chance. Pour dire à quel point je l'avais aimé et à quel point j'aimerais avoir eu la chance de reprendre. Quoiqu'il en soit, il est avec quelqu'un (que je déteste mais c'est hors propos), si bien qu'après tout, c'est normal qu'il me refuse. Ca ne fait pas pour autant de lui une ordure.
 
Ca n'a jamais été pour le dénigrer. Je trouvais juste un moyen, un éxutoire dans l'écriture. Juste m'aider à avancer. Quitte pour moi à passer pour un psychopathe, ou un dangereux maniaco-dépressif. J'assume. En tout cas, lui, jamais je n'ai voulu qu'il soit mal vu. Tout ça était pour moi et non contre lui.
 
Et ça ne l'est toujours pas. Contre lui. Il est toujours celui que j'ai le plus aimé, celui qui m'a fait chaviré, celui à qui je devais l'air que je respire. Celui à qui je devais les frissons qui couraient le long de mon échine chaque fois qu'il plongeait son regard dans le mien. Qui courent toujours, un peu. Je m'efforce de les faire disparaître. Avec le temps, avec l'envie de rencontrer d'autres gens, de tenter d'autres relations. C'est certain, parfois c'est plus dur, parce qu'il y a un petit quelque chose dans l'air, parce que le vent fait bouger ses cheveux, parce que je pense à ce moment précis que j'aimerais être la main qui les ferait bouger ainsi, parce que parfois, il est encore plus beau qu'avant, parce qu'il est bien. Et parce que j'ai envie de lui, des fois. Mais je sais qu'il ne voudrait pas.
 
C'est vrai, à un moment, j'ai pensé en être guéri, avoir passé ce cap, avoir trouvé une renaissance grâce à 4:3 (qui d'ailleurs ne m'a pas donné beaucoup de nouvelles. En même temps, vu que lui aussi lit ce blog, il doit se demander à quoi il sert.) Et puis non, finalement je me rends compte que je tiens encore à lui, plus que ce que j'ai bien pu avouer.
 
Toujours est-il que non, définitivement, Sonny Boy n'est pas un salaud. Je m'insurge fermement contre ceux qui pensent qu'il l'est. Il est ce qui m'est arrivé de mieux, de plus beau, de plus gentil, de plus délicat, de plus drôle, de plus rayonnant. Il est le jardin de Monet à Giverny. Il est un paradis perdu, que j'ai perdu.
 
Il est le Dieu des petites choses. 

08.12.2005

Neverland

Pour me faire pardonner de ce que je lui avais fait endurer, j'ai emmené Sonny Boy au restaurant, juste nous deux. M'excuser, voir si je n'étais pas allé trop loin, si je n'avais pas été trop franc. Une soirée à nous deux. Le Grand Café, un bon repas, et nous.
 
La conversation a tourné autour du blog, de ce que j'avais pu écrire. Il mettait des über à chaque adjectif qu'il utilisait. Je pense l'avoir vraiment blessé. Il ne le dit pas, mais c'est un ressenti global. Et ça me tue d'avoir pu le faire souffrir. Il m'a aussi parlé du fait que dans ce blog, il passait pour un salaud. Ca ne m'avait même pas effleuré l'esprit qu'il pourrait être vu comme ça. En tout cas, je le dis haut et fort, ça n'est pas un salaud, bien au contraire. J'exprimais juste ma rancoeur qu'il ne veuille pas me donner de seconde chance. Mais il a tout à fait le droit de me refuser, on ne force pas les gens à entamer des relations.
 
Nous sommes rentrés chez lui. Nous nous sommes arrêtés prendre le DVD de Neverland, avec Johnny Deep. Honnêtement je pensais que cela serait niaiseux, complètement cucu. Bref, un a priori que j'avais bâti en voyant une fois la bande annonce au cinéma. Complètement faux d'ailleurs. Un joli film, bien fait, imaginatif comme on en voit rarement. 
 
Un joli film pour une jolie soirée, agréable.

06.12.2005

Just shot my baby down

Hier soir j'ai eu Sonny Boy en ligne. Encore une fois il m'a demandé l'adresse de ce blog, et encore une fois je le lui ai refusé. Surtout après m'être énervé contre lui comme je l'avais fait dans "l'Agace" et "Amélie N.". Pas envie qu'il se retrouve face aux sautes d'humeur et aux doutes que j'avais exprimés à ce moment précis. Des doutes sur nous, sur le fait que nous avions encore quelque chose à nous dire, sur le fait que nous étions encore capables d'être amis, amants virtuels.
 
C'est vrai il m'avait énervé, c'est vrai j'avais voulu ne plus le voir, c'est vrai je pensais que je n'avais plus rien à faire avec lui. Sans s'en douter, il m'avait démontré le contraire. Alors que je pensais notre relation perdue, que je le pensais changé, je l'ai retrouvé. Alors que j'avais l'impression d'avoir perdu ce qui faisait de lui l'homme de ma vie, alors que j'avais l'impression d'avoir ouvert la boîte de Pandore, et d'en avoir fait sortir un monstre que je ne connaissais pas, il est revenu, lui, juste lui, rien que lui, tellement lui. Ce lui que j'aimais tellement.
 
Je savais pertinemment que s'il tombait sur ce que j'avais marqué, il serait blessé, détruit. Il m'a demandé, redemandé l'adresse. Je l'ai prévenu, j'ai tenté de l'en dissuader, de l'éloigner. Il m'a eu à l'usure, je lui ai rendu. Et je suis allé dormir.
 
Ce matin, un message m'attendait. "J'ai lu ton blog de A à Z... Je déteste ce Sonny Boy, je le hais, j'aimerais que cela ne soit pas moi. Je suis désolé flo". J'ai pleuré, pleuré de l'avoir détruit, pleuré d'avoir dit toutes ces choses sur lui, pleuré de les avoir dites dans son dos. C'est vrai, c'est ce que je pensais, j'avais l'impression que nous devenions des étrangers. Et j'en ai eu peur. Mais jamais je n'ai voulu le confronter à ça.
 
Et pourtant je l'ai fait. Il a l'air d'avoir compris qu'il avait changé et que je n'appréciais pas son changement. Mais ce n'est pas à moi d'en décider. Qui suis-je, moi, pour décider de ce qu'il doit faire? De ce qu'il doit être? S'il doit être différent de mes souvenirs, du garçon qui était tétanisé sur son canapé à l'idée de m'ouvrir sa porte la première fois où nous nous sommes rencontrés, et bien qu'il soit différent. Ca n'est pas à moi d'infléchir le cours de sa vie, c'est à lui. Même si ça m'est difficile.
 
Ce que nous étions n'est plus. Je ne nie pas le fait que je regrette ce "nous", malgré tout ce que j'en dit. Je vis pour lui, mais je ne sais pas si je le resterai à jamais. Si, d'aventure en aventure, je ne finirai pas par l'oublier, comme il souhaitait.
 
Toujours est-il qu'hier, j'ai, par mon égoïsme, anéanti le sang de mon sang.

05.12.2005

Like It Or Not

You can call me a sinner
Or you can call me a saint
Celebrate me for who I am
Dislike me for what I ain't
Put me up on a pedestal
Or drag me down in the dirt
Sticks and stones will break my bones
But your names will never hurt

I'll be the garden, you'll be the snake
All of my fruit is yours to take
Better the devil that you know
Your love for me will grow
Because

This is who I am
You can like it or not
You can love me or leave me
Cause I'm never gonna stop, no no

Cleopatra had her way
Matahari too
Whether they were good or bad
Is strictly up to you

Life is a paradox
And it doesn't make much sense
Can't have the femme without the fatale
Please don't take offense

Don't let the fruit rot under the vine
Fill up your cup and let's drink the wine
Better the devil that you know
Your love for me will grow
Because

This is who I am
You can like it or not
You can love me or leave me
Cause I'm never gonna stop, no no, you know
This is who I am
You can like it or not
You can love me or leave me
Cause I'm never gonna stop, no no, you know

No no, you know
No no, you know
No no, you know
No no, you know

I'll be the garden, you'll be the snake
All of my fruit is yours to take
Better the devil that you know
Your love for me will grow
Because

This is who I am
You can like it or not
You can love me or leave me
Cause I'm never gonna stop, no no, you know
This is who I am
You can like it or not
You can love me or leave me
Cause I'm never gonna stop, no no, you know

No no, you know
No no, you know
No no, you know
No no, you know
 
Je me suis surpris à chanter ça, dans ma cuisine, alors que ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Je ne sais pas depuis combien de temps je n'avais pas chanté d'aussi bon coeur. Je me suis arrêté.
 
Puis j'ai repris. 

02.12.2005

Tout est bon dans le morpion

Une question: pourquoi me fais-je toujours draguer par des vieux ou des pervers, ou pire des vieux pervers? Genre: salut canaille (oula, ça commence mal), je m'appelle Christian, j'ai 56 ans. Tu es ok pour un plan cam? ......... Mais bien sûr, ça tombe bien, je n'avais pas encore donné pour le Téléthon... (désolé c'est une mauvaise blague)
 
Toujours est-il que le dernier en date voulait que je fasse un tour par son sauna après les horaires d'ouverture... Non mais tu te crois où, dans Midnight Express? Moi, descendant frêlement les escaliers de la cave, noyé dans la brume, hésitant, et tout ça, oui tout ça, pour finir sur un simili-sumo avec des poils sur les épaules... Pourquoi pas faire dans l'humanitaire aussi... Et puis, je deteste avoir les pores dilatés (entre autres choses). Bref, ça sentait le traquenard à plein nez et je sens que ma participation, dans l'éventualité où j'y serais allé, aurait été minimale.

Pas envie de me retrouver dans un coin sombre, sur une "sling" avec le dos qui colle au cuir... Heureusement que j'avais Sunshine en ligne en parallèle qui me détournait l'esprit des avances scabreuses de l'autre. Sunshine et moi en discussion, c'est un feu d'artifice de non-sens. A côté, les Monty Python peuvent aller se rhabiller.
 
Je lui contais mes aventures pseudo-érotico-gériatriques, et lui me disait de faire bien attention à mon hygiène intime, d'utiliser un savon surgras, du genre de ceux qu'utilisent les femmes d'Amazonie pour se purifier des parasites. Pour un gars qui va bosser chez Chanel, je ne veux pas dire, mais c'est quand même la grande classe... Donc tout ça pour s'accorder sur le fait que finalement, tout était bon dans le morpion (ne me demandez pas comment...) et qu'on était assez fiers de nous.
 
Je sais, ce blog devient vraiment du n'imps...

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