14.04.2006
A mi-chemin entre le caniveau et les étoiles
Pour être bien sûr que je n'avais pas mal lu, ce matin je suis retourné sur le blog de B. et je me suis pris la même claque qu'hier. Toujours les mêmes mots cinglants, toujours les mêmes sentiments qui transpiraient de sa page.
Et moi comme un con à ne rien pouvoir y changer. Je me suis redemandé hier si je n'avais pas mal interprété ce qu'il avait marqué, et si au final cela ne s'adressait pas à quelqu'un d'autre que son ex... Honnêtement et après moults triturages du texte dans mon cerveau, je ne vois toujours pas à qui d'autre cela pourrait s'adresser. Mais je peux me tromper.
Alors dans ce cas, réflechissons bien, si je cours après B., que B. court après son ex, que son ex court après je ne sais qui... y a-t-il quelqu'un au bout de la chaîne qui ne court après personne? (Si vous le connaissez, donnez moi son nom que je le bute). Si effectivement il y en a un au bout de la chaîne qui ne court après personne, alors, à un certain moment, il devrait se faire rattraper, non? Et s'il se faisait rattraper, forcément, il se retrouverait avec celui qui le veut. Mathématiquement, le suivant se retrouverait non pas avec celui qu'il veut, mais avec celui qui le veut. Réaction en cascade: on ne se retrouverait alors non pas avec celui que l'ON veut, mais celui qui NOUS veut.
En gros, c'est pourri parce que cela veut dire que B. retourne avec son ex. Mais bon, de toute façon je n'ai
jamais été bon en logique... A partir de là, peut-on dire que ce qui importe n'est pas qui l'on veut, mais qui nous veut? Sommes-nous supposés nous asseoir sur le mythe du prince charmant, arrivant au galop sur son fier destrier? (Bon je préviens celui qui me veut, moi je roule en AX Ten, donc pour le blanc destrier, va falloir qu'il revoie ses prétentions à la baisse).
jamais été bon en logique... A partir de là, peut-on dire que ce qui importe n'est pas qui l'on veut, mais qui nous veut? Sommes-nous supposés nous asseoir sur le mythe du prince charmant, arrivant au galop sur son fier destrier? (Bon je préviens celui qui me veut, moi je roule en AX Ten, donc pour le blanc destrier, va falloir qu'il revoie ses prétentions à la baisse).Tout ce qu'on nous a raconté sur le prince charmant, était-ce vraiment de la merde? Un placebo pour nous faire plus facilement avaler la vie? Pourquoi obtient-on toujours ce que l'on peut avoir, et pas ce que l'on veut avoir? Pourquoi il y a 5 mecs qui me courent après, pourquoi je m'en fous, et pourquoi je ne vis et ne respire que pour un con qui se fout éperdumment que j'existe? (Enfin j'exagère, on s'aime bien, mais il ne m'aime pas comme moi je l'aime. Oups, ça y est, le mot est laché.)
Bref, à trop regarder les étoiles, ne finit-on pas par perdre le sens de la perspective? (Bon, je tiens à vous prévenir, ce n'est pas du Freud... En fait, celle là je l'ai repiqué de Final Fantasy VII, mon jeu favori de Playstation I, quand vous arrivez au Canyon Cosmo et que vous rencontrez Bugenhagen... Oui je sais, on a la culture qu'on veut bien se donner)
Donc oui, le prince charmant est peut-être tout simplement celui qui vous attend, celui pour qui vous comptez, celui qui vous fait sourire, qui est mignon, gentil, celui qui vous attend sans mot dire, sans même réclamer le rendez-vous qu'il désespère d'obtenir depuis un an... Peut être que c'est finalement lui qui mérite de l'attention.
On en avait discuté avec Ju quand je sortais avec Gwen. Gwen, c'était mon étoile (filante vu le temps qu'on a duré ensemble). Mon homme absolu (supplanté par Sonny Boy par la suite, mais bon, c'était le premier). Mon idéal. Beau, pas idiot, totalement mon style, totalement fabuleux. Le problème c'est qu'une fois que je l'ai eu, je ne savais pas quoi en faire. J'étais plus attiré par la distance à parcourir pour atteindre le but, plutôt que le but en lui-même. Une fois les étoiles atteintes, on se demande ce qu'on fout là haut, et surtout comment on redescend...
Alors finalement, il existe peut être une ligne à l'horizon, une ligne où ne souffle pas le vent, ni tempête, ni tourments, une ligne fine.
A mi-chemin entre le caniveau et les étoiles.
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