18.09.2006

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C'est ironique la vie.

Je sais, j'aime les come backs fracassants avec des phrases toutes pourrites du genre "c'est ironique la vie", on dirait Sheila. En moins lifté bien sûr. Ca fait tellement longtemps que je ne suis pas revenu sur ce blog, je pense que beaucoup espéraient que je revienne avec LA phrase philosophique mûrement réfléchie, LA phrase qui change le cours d'une existence, LA phrase qui fait que Dieu vient vous parler dans un halo de lumière. Qui fait que vous tombez à genoux, les yeux grand ouverts vers le ciel, les paumes orientées vers les nuages, et qu'à ce moment là, vous comprenez le sens de la vie. Et ben non :). En tout ce temps d'absence, je n'ai mûri qu'une pauvre phrase pourrite et j'en suis assez fier. L'important de tout de façon, est de ne pas en attendre trop.

L'expérience vous apprend que l'intérêt engendre l'attente qui engendre la déception. Si bien que la clé pour éviter la déception est d'éviter l'intérêt. A = B = C = A ... Enfin peu importe. Donc ne pas en attendre trop, en résumé. Je dis ça pour les trois personnes qui s'évertuent à venir visiter mon blog depuis des mois alors qu'il est vide. J'apprécie l'intention, mais n'en attendez pas trop de moi.

Donc oui, il y a quelques jours, je pensais revenir sur ce blog en marquant que j'avais définitivement fait une croix sur le fait d'être jamais un couple. En faisant tout une diatribe longue comme le bras sur le fait que les hommes ne servent à rien. Sur le fait qu'on nous a toujours appris qu'il fallait absolument être deux pour être heureux. A me demander si les hommes étaient strictement nécessaires.

Donc oui, finalement j'avais pas mal réflechi à ça. Au fait que depuis tout petit, on nous apprend que deux c'est mieux. Et qu'il n'y a pas d'autre façon de vivre qu'à deux. Que c'est la honte de finir vieux garçon ou vieille fille. Non mais de quel droit on se permet d'être péjoratif à ce point? Vieux garçon. Vieille fille. Rien que le son rappelle un crachat dans la figure. Et je me disais que justement je finirais vieux garçon et fier de l'être. Plutôt seul que mal accompagné. C'est d'ailleurs une chose que je n'exclus pas à l'avenir. Et honnêtement, je n'y verrais aucun inconvénient, voire même pas mal d'avantages. Bon, le seul inconvénient visible est un non-salaire en plus. (ou un plus-salaire en moins, c'est comme on le sent). 

Et si tout ça c'était donc de la connerie? Justement: vous faites quoi quand vous vous plaisez tout seul, sans personne, que vous êtes juste bien et que vous n'en attendez pas plus ? Parce que j'ai eu une phase de je-m'en-foutisme sentimental assez phénoménale (phase qui perdure par ailleurs et qui va perdurer encore longtemps je pense). Une phase où je me trouvais bien comme ça, je ne demandais rien, et surtout pas un +1. NB: Je ne demande toujours pas de +1. C'est juste que je viens d'en avoir un qui m'est tombé dessus. J'ai voulu l'éviter, mais bon, c'est comme les sangliers, ça serait trop dommage de le laisser perdre une fois qu'il a flingué votre voiture. Alors vous le mettez quand même dans votre coffre. C'est pas très légal mais ca évite de se casser la tête à établir un menu pour Noël.

Bref, donc oui. Je comprends pour un homme et une femme qu'on trouve normal qu'ils fassent leur vie ensemble. Justement ils se complètent, ils ont des points de vue différents, ils ressentent les choses différemment, ils vivent différemment. Pour commencer, ils ne sont pas faits pareil. Ce qui fait que finalement, effectivement, à deux ils sont "complets". Mais dans mon cas, qu'est ce qu'un gars pourrait m'apporter et m'apprendre que je ne pourrais savoir ou apprendre par moi-même? Quelqu'un qui pense comme moi, ressent sûrement les choses comme moi, c'est un doublon, pas un complément. Non?

Donc justement, les doublons, c'est superflu. Ok, c'est officiel, je viens de me mettre tous les jumeaux de France à dos. Non, mais bon, pourquoi m'embarrasser avec quelqu'un qui ne m'apporte rien que je ne serais capable d'appréhender par moi-même ? (Ca n'est pas pour autant que je vais sortir avec une fille, je précise). Dans le cas des homos, est ce que les relations sont vraiment nécessaires? Et bien ces quelques mois d'éloignement m'ont conforté dans mon idée. NON. Les hommes ne sont pas strictement nécessaires, et les relations non plus. Je dis ça, mais dans le cas des hétéros, je ne suis pas entièrement convaincu que finir en solitaire soit une mauvaise chose. (hein Am :). Quoiqu'il arrive, je ne pourrais pas avoir d'enfant avec un autre gars. Si si, je vous assure, même dans l'anus. Je sais, c'est dur à entendre, mais l'anus n'est pas un organe reproducteur. (Je sais, on a déjà essayé de me faire croire ça. Les hommes feraient n'importe quoi, vraiment...). Enfin, moi je m'en fous, personne, je dis bien PERSONNE, ne rentre dans mon anus. (Je pense que là vous êtes contents de le savoir).

Donc j'ai été bien, vraiment bien. Pas de boulot, pas de mec, pas d'argent et bien RA-NA-FOUTE. Justement TANT MI-EUX. On m'a appris que la normalité, c'est un homme plus une femme. Moi ma normalité, ça a déjà commencé par être un homme plus un homme. Maintenant c'est même un homme tout court. Et loin de moi l'idée d'être aigri des relations, je prends juste ce qu'il y a à prendre, s'il y a à prendre d'ailleurs. Le reste je m'en fous. J'excelle dans le je-m'en-foutisme. Je n'ai besoin de personne parce que je suis complet par moi-même, ou du moins, je me sens complet par moi-même.

Et ça n'est pas une histoire de haute estime de soi-même (justement c'est plutôt le contraire chez moi), c'est une histoire de ne pas ressentir un besoin. Un besoin d'être en couple, d'avoir quelqu'un, de pseudo-"partager". 

Bon, c'est certain, maintenant que j'ai quelqu'un, je suis nettement moins crédible dans ma diatribe pour la liberté de célibat. Non pas célibat, indépendance. Célibat tu subis, indépendance tu choisis. Donc oui, ma diatribe pour la liberté d'indépendance. Mais je me suis fait prendre de court. Je pensais poster ça avant, puis j'ai recroisé le chemin de mon ex Gwen. Quasiment 3 ans de passés. J'étais idiot quand nous étions ensemble, je ne savais rien, je ne comprenais pas. Lui non plus, il s'est comporté comme un con (je confirme).

Alors après s'être dit ça, on a décidé de se redonner une chance.

Alors on tente notre chance.  

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Pablo Picasso - Picador 

 

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